Le commerce de détail est durement touché par la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans plusieurs secteurs d’activité au Québec. Le vieillissement de la population et conséquemment le nombre croissant de départs à la retraite ont des impacts non-négligeables sur le nombre d’employés compétents disponibles. On observe que le commerce de détail doit de plus composer avec une concurrence importante de la part d’autres secteurs d’activité dont le secteur manufacturier par exemple. Les détaillants québécois, dans ce contexte de pénurie de main-d’œuvre, doivent donc offrir de meilleures conditions afin de rivaliser avec les autres secteurs d’activité. Notons également que trop peu d’entreprises ont un programme de gestion et de préparation de la relève, ce qui accentue la rareté de main-d’œuvre qualifiée.Plusieurs autres raisons expliquent la rareté de la main-d’œuvre et la volatilité de celle-ci. Parmi les raisons les plus fréquentes concernant les départs volontaires, celles nommées par les participants étaient les suivantes (dans le désordre) :
- Un autre emploi qui offre des conditions salariales supérieures;
- Un autre emploi plus intéressant en termes de défis;
- Un autre emploi se trouvant plus près du domicile;
- Le retour aux études;
- Les étudiants qui terminent leurs études et qui se trouvent un emploi dans leur domaine;
- Un nouvel arrivant (immigrant) qui trouve finalement un emploi dans son domaine;
- Les départs pour des voyages;
- Des conflits avec les supérieurs.
Face à la rareté de la main-d’œuvre et au taux de roulement élevé, plusieurs participants semblent avoir relevé que cela affecte négativement le service à la clientèle et ce particulièrement durant les périodes de pointe (soirs et fins de semaine) où le manque de main-d’œuvre est d’autant plus criant. En situation de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs n’ont parfois pas le choix de faire des concessions sur les aptitudes de ceux qu’ils engagent, renonçant à certaines habiletés interpersonnelles. Ainsi le manque de compétences ou même de passion du personnel engagé peut mettre en péril le lien privilégié qu’est censé créer l’employé avec le client.
Les différentes solutions envisagées pour réduire le taux de roulement varient peu selon que le groupe-cible soit des employés du siège social ou des magasins. Parmi les moyens utilisés, on retrouve :
- Des programmes de reconnaissance des employés;
- Des programmes de support aux études;
- Des programmes de formation;
- La sensibilisation des cadres au taux de roulement;
- La communication des résultats;
- L’amélioration du climat de travail;
- L’aménagement du temps de travail.
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